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Taux d'ozone

Les bienfaits méconnus de l’altitude modérée

Si la vie en haute montagne est dangereuse pour l’être humain, l’altitude modérée a de nombreux effets bénéfiques sur la santé, explique le physiologiste Grégoire Millet, dans la chronique mensuelle de l’Institut des sciences du sport de l’Université de Lausanne (Issul)

Les Alpes vues depuis le centre-ville de Berne, le 25 octobre 2017. — © Arnd Wiegmann/ Reuters

«C’est la dose qui fait le poison», avertissait Paracelse, un des pionniers de la médecine dès le XVIe siècle. Le dicton s’applique aussi pour l’altitude. Pour illustrer les dangers de la haute altitude chez l’être humain, il convient de relire la biographie de l’alpiniste fribourgeois Erhard Loretan (Une Vie suspendue de Charlie Buffet, Editions Guérin), avec son long chapelet de décès dans la «zone de la mort» (au-dessus de 7000 m) causés par des œdèmes pulmonaires ou cérébraux ou par des accidents dus à une perte de lucidité.

Sans monter à ces altitudes extrêmes, il suffit de passer une nuit en refuge au-dessus de 3000 m pour y risquer le mal aigu des montagnes avec ses signes cliniques associés (nausées, céphalées, vertiges ou insomnies). L’altitude est globalement associée à la notion de risques pour la santé. Aussi est-on en général extrêmement prudent pour exposer des populations à risques à des altitudes au-dessus de 2000 m, surtout si elles doivent y séjourner et y dormir. [lire la suite]

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