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Donées climatiques

En Europe et au monde (version anglais). [ lire la suite ]

Météo & Savoir

«Aujourd’hui, la nature n’est plus en mesure de jouer son rôle»

Des études montrent que la population d’insectes est en chute libre, que la biodiversité est menacée, qu’une catastrophe écologique est imminente. Professeur à l’Université de Neuchâtel, Alexandre Aebi lance un appel aux politiques et aux agriculteurs pour que l’on agisse avant qu’il ne soit trop tard. Et il y a urgence selon ce chercheur engagé.

Quand les insectes battent de l’aile, c’est tout l’écosystème qui est en danger. Pour Alexandre Aebi, professeur de biologie et d’ethnologie à l’Université de Neuchâtel, expert en agroécologie et apiculteur à ses heures perdues, nous courons au désastre, à moins de changer rapidement notre manière de cultiver et d’appréhender notre environnement. (Photo: Matthieu Spohn)

Alexandre Aebi, d’après une étude allemande menée dans une soixantaine de réserves naturelles, la quantité d’insectes ailés aurait diminué de 75% depuis 1989. C’est une hécatombe!

Nous nous trouvons là face à un déclin massif de la population d’insectes sur trente ans. La mort des abeilles domestiques, qui est très médiatisée, n’est en fait que la partie visible de l’iceberg.

Est-ce que la population d’insectes a subi pareil ravage dans notre pays?

Il n’existe pas d’études comparables sur le sujet en Suisse. Mais il y a des données ponctuelles, des rapports, des livres qui tendent à prouver que la situation ici est proche de celle de l’Allemagne. Et puis, nous avons un faisceau de preuves suffisant pour montrer qu’il y a des problèmes, que certaines communautés d’insectes sont menacées, que certaines espèces d’oiseaux sont en danger, que certains écosystèmes fonctionnent moins bien. [lire la suite]

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En fondant, les glaciers ne perdent pas que de l’eau

Des chercheurs de l’EPFL vont sillonner les ruisseaux issus de plus de 200 glaciers à travers le monde pour récolter des micro-organismes. Ils espèrent ainsi comprendre comment la vie microbienne s’est adaptée à ces conditions extrêmes

Les micro-organismes des ruisseaux de 200 à 250 glaciers seront prélevés du Kamtchatka à la Cordillère des Andes.

Le laboratoire portatif semble rudimentaire. Il tient dans une boîte en acier d’une soixantaine de centimètres de large. Et pourtant, il est l’un des éléments centraux qui doivent permettre à une équipe de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), soutenue par la Fondation Nomis, de révéler les secrets de la vie microbienne qui foisonne au pied des glaciers.

«La question qui se pose est simple: avec la disparition des glaciers, due au réchauffement climatique, que perdons-nous d’autre que de l’eau?» interroge Tom Battin, qui coordonne le projet et dirige la recherche scientifique. «Ce sont tous les micro-organismes uniques des cours d’eau alimentés par les glaciers, fruits d’une longue adaptation aux conditions extrêmes, qui se volatilisent», affirme-t-il. Son équipe parcourra donc le monde entier pour prélever des échantillons de ces eaux encore méconnues. [lire la suite]